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Comment savoir si on est atteint du syndrome de l’intestin irritable ?

Le syndrome de l’intestin irritable est une maladie qui touche environ cinq personnes sur cent en France. C’est donc très répandu et pourtant encore mal connu. Comme son nom l’indique, cette pathologie touche les intestins et provoquent des symptômes majoritairement digestifs. Que ce soit des troubles du transit (Diarrhée, constipation et parfois les deux), des flatulences ou encore des douleurs abdominales. Des signes qui peuvent donc être retrouvés dans de nombreuses autres maladies. C’est pourquoi un bon diagnostic est essentiel pour trancher entre une maladie plus grave et la colopathie qui est handicapante, mais qui n’a pas d’impact sur la durée de vie.

Un interrogatoire important pour le diagnostic

Tout d’abord, pour diagnostiquer la colopathie fonctionnelle, le médecin s’appuie beaucoup sur l’interrogatoire. D’ailleurs, dans quelques cas, celui-ci peut suffire sans examens complémentaires. Surtout si la personne est jeune, moins de 30 ans, et qu’il n’y a pas d’antécédents de cancer du côlon.

Le médecin pose plusieurs questions et si le patient réunit plusieurs des critères, alors il y a de fortes possibilités que ce soit des troubles fonctionnels intestinaux. Voici quelques exemples de signes importants :

  • Des douleurs ou crampes qui durent depuis plus de trois mois
  • Au moins une fois par semaine
  • Avec un changement du transit intestinal
  • Et une modification de la fréquence des selles

Généralement, une sensation de gêne intestinale est aussi ressentie par beaucoup de personnes.

Souvent, cette maladie touche plutôt les femmes que les hommes et se présente avant 35 ans. Mais s’il y a un doute, il faut éliminer les causes inflammatoires ou tumorales en poussant l’examen plus loin. S’il n’y a pas d’autres signes importants comme une perte de poids ou du sang dans les selles, et si la colopathie est plutôt avec de la constipation, il n’est pas rare de ne pas aller plus loin dans l’investigation.

Les examens complémentaires dans le cadre des intestins irritables

Plusieurs examens sont possibles quand on parle de colopathie fonctionnelle. Le premier sera habituellement de faire un bilan sanguin pour voir s’il n’y a pas d’anomalie comme une anémie ou des troubles au niveau du foie ou du pancréas. Une analyse des selles peut aussi être demandée pour voir s’il y a du sang ou des parasites. Souvent, il n’y a rien d’anormal et c’est rassurant.

Pour compléter et surtout lorsqu’il y a des diarrhées, il faut éliminer la maladie cœliaque (intolérance au gluten). Cela se fait avec une prise de sang et/ou une gastroscopie.

Et s’il y a des antécédents de cancer dans la famille, une coloscopie est toujours réalisée en prévention.

Tout revient généralement normal. C’est pour cette raison qu’on dit que le syndrome de l’intestin irritable est un diagnostic d’élimination.

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